Glaub An Dich.



Quelqu'un est là, encore. Je peux plus, je veux plus. Je me lève, regarde vers l'homme qui s'approche de moi et part en courant. Je sais qu'ils me forceront à revenir, je sais que je ne peux pas partir comme ça. Une fois qu'on commence, il n'y a plus de moyen d'en échapper. Moi je veux juste y échapper, rien que ce soir. Mes larmes dévalent sur mes joues et je cours toujours. Je m'arrête dans le parc près du centre et laisse glisser mon dos contre un arbre proche d'un étang. Je pose ma tête dans mes mains et pleurs, je pleurs ce que j'ai sur le c½ur tout simplement. Ce n'est pas normal de devoir se prostituer pour pouvoir vivre. Ce n'est vraiment pas normal de faire ça à 18 ans. Cette nuit, j'aurai au moins gagné un peu d'argent. Enfin, je dis un peu, 500 euros ce n'est quand même pas rien. Vous devez vous dire que c'est beaucoup, oh oui vous avez raison, mais vous n'imaginer même pas le nombre de personne qui sont venus me voir. J'ai l'impression d'être encore plus sale que la dernière fois. Certains des hommes qui sont venus, étaient violents, pas de tendresse. J'ai essayé de prendre sur moi, de penser à Tom et pas à ce que je vivais à ce moment là. J'ai essayé d'évacuer toute cette souffrance qu'ils m'infligeaient, mais je n'y arrivais pas, c'était trop dur. Ils me ramenaient chaque fois à l'ordre. Et puis, ils ont raisons, ils me payent pour leur donner du plaisir et je me laisse complètement faire alors que c'est moi qui devrais être sur eux et pas le contraire. Autour de mes poignets, il y a encore les traces des menottes qu'un des clients avait insisté pour me les mettre. Mon torse et mes bras sont couverts de bleus, et quelques blessures ont laissés couler du sang. Je m'allonge dans l'herbe et m'endors, pensant encore et toujours à la même personne.

Point de vue de Tom.


Nous avons passé toute la journée à chercher Bill. Il est introuvable. Georg nous a dit qu'il ne l'avait pas vu non plus hier. Je suis bizarre n'est ce pas ? Un jour, je le déteste, le met dehors et souhaite presque sa mort et un autre, je le cherche, parce qu'il me manque, parce que je suis inquiet, parce que j'ai envie de le serrer dans mes bras et de lui dire que plus personne ne le touchera, à part moi ! Oui bon ok pas dans ce sens là, croyez moi ... ou pas. Bref. Je m'en veux. Tout ce que je lui ai fait subir, n'est pas humain et je m'en rends compte aujourd'hui. Alors, traité moi de tout les noms, frappé moi, faites tout ce que vous voulez parce que je le mérite et je supporterai tout sans broncher, juste pour me faire pardonner. Je ne suis qu'un bon à rien égoïste. J'ai quasiment laissé ma moitié crevée. Je donnerais tout pour que Bill soit là devant moi, souriant, comme avant. Quand j'y pense, nous ne lui avons même pas dit qu'il avait une petite s½ur. C'est encore une fois de ma faute, mes parents voulaient le lui dire mais j'ai refusé. Putain, je me dégoûte ! Maman et papa sont rentrés hier soir, lorsque je suis revenu, ils étaient déjà couché mais avaient laissé un mot sur la table qui disait qu'ils seraient là pour une semaine et qu'ils repartaient pour deux semaines à New York. Au moins, j'aurai la paix et je ... ramènerai Bill, à la maison. Anne ne veut même plus venir. Qui est-elle me direz-vous ?! Anne c'est celle qui vient assouvir mes désirs sexuel ! Quand j'en ai envie, je l'appelle, et elle vient. Je suis connard ? Tout a fait. Je n'ai jamais été amoureux et je pense que je ne le serai jamais. Revenons-en à Anne. Elle m'a lâché il y a quelques jours parce que soit disant, je me tapais pleins d'autres filles derrière son dos et qu'elle ne le supportait pas. Mais moi, j'ai pas besoin d'elle, une fille j'en trouve quand je veux, il me suffit de tourner deux rues plus loin et là, il y en a tout un paquet. D'ailleurs, c'est ce que je vais faire. Juste parce que là tout de suite, je ressens un manque. Un manque de sexe, non mais un manque de Lui*. J'irai là bas, pour me changer les idées, pour ne plus penser à lui, et surtout plus de cette manière. J'enfile mon pull et sort de la maison sans un bruit. Je parcours les rues jusqu'à tomber sur celle que je veux. Bizarrement, il n'y a personne aujourd'hui, pourtant la semaine dernière, il y avait bien plus de personne. Oui, je suis habitué à venir ici. J'avance encore un peu et remarque que je ne suis plus seul. Une jeune fille, enfin peut être vieille, non en faite je crois pas, les vielles ne font pas ça. Elle vient d'entrer dans la rue et s'est postée contre un mur, elle attend, elle m'attend. Je m'approche d'elle et place une main contre le mur juste à coter de sa figure. Je n'ai toujours pas vu son visage, caché par sa capuche, et pour tout vous dire, je m'en fou royalement. Elle ne me regarde toujours pas. Je place aussi ma capuche sur ma tête comme ça, elle ne saura pas qui je suis et on le fera dans le noir. J'approche ma bouche de la sienne.

- On y va, ma belle ?

Point de vue de Bill.


Courage Bill, courage. Donne lui le plus de plaisir que tu peux, et pars, avec l'argent.




350 - 400 - 450 - 500
# Posté le mardi 25 mars 2008 18:04
Modifié le mardi 25 mars 2008 18:19

Pas un chapitre =)

Point de vue de Bill.

Cela fait maintenant un certain temps que je reçois des messages d'un mystérieux inconnu. Il dit me connaître sur le bout des doigts. Moi, je ne sais même pas à quoi il ressemble, c'est injuste. Mais aujourd'hui, tout ça prend fin.
« Rejoins moi maintenant dans la salle de gym, si tu veux savoir qui je suis »
Sans plus attendre, je me dirige vers la salle. La lumière est éteinte, une table avec une simple bougie m'éclaire, tout le reste est vide. Lentement, je m'avance vers cette table magnifique dressée lorsque je sens des mains remontées le long de mes hanches, attachant maintenant un foulard autour de mes yeux. Il me retourne et je peux sentir son souffle de mon cou.

Lui* : Tu sens bon ...

Il dépose sa bouche à nouveau dans mon cou, remontant doucement jusqu'à mes lèvres.

Moi : C'est comme ça que tu comptes te montrer ?
Lui* : Oui.

Sa voix, son odeur, sa douceur... ça ne peut qu'être Lui*

Moi : Alors laisse moi découvrir par moi-même.

Mes mains se posent sur son visage aux traits fin et parfaitement dessinés. Mes doigts glissent sur ses yeux, son nez, ses joues et sa bouche. Cette bouche, que je rêvais de toucher. Mes mains continuent le trajet, elles descendent sur son torse, se faufilent sous son t-shirt et le caresse sensuellement. Sa respiration s'accélère légèrement. Je dépose mes lèvres dans son cou et suçote sa peau si douce et remonte enfin jusqu'à ses lèvres. Sa langue vient à la rencontre de la mienne et se caressent encore et encore.

Moi : Je te reconnaîtrais parmi mille.
Lui* : Déçu ?
Moi : Non bien au contraire.

Maintenant qu'il sait que je sais qui il est, il reprend les commandes. Ses mains prennent les extrémités de mon t-shirt et le tire vers le haut pour me l'enlever. Elles s'attaquent sans tarder à ma ceinture et mon pantalon qui glisse le long de mes jambes. Je lui retire son t-shirt. Il fait descendre ses lèvres sur mon torse, il descend encore plus bas jusqu'à mon nombril. Sa langue passe à l'intérieur et ses mains se placent sur mes hanches. Il se relève et me pose sur un des tapis. Il est rempli de couverture d'hiver, qui plus est, extra chaude. Il me couche dessus et vient se placer sur moi. Il fait glisser mon boxer et retire son pantalon par la même occasion. Il entame maintenant quelques coups de bassins qui me font énormément de bien. Mon c½ur bat de plus en vite. Il continue ainsi tout en mordant mon cou. Mes mains longent ses hanches et s'agrippent à son boxer qui vole directement à l'autre bout de la salle. Nos virilités gorgées de désire sont en connexion*. Il accélère encore ses coups de basin et s'arrête avant que je me libère. C'est à ce moment là que je me dis que tout vient seulement de commencer. Sa main agrippe mon sexe et il commence un série de délicieux vas et vient.

Moi : Huum, s'il te plait.

Il semble comprendre le message, il laisse ma virilité et écarte mes jambes. Il se place entre elles et entre en moi en un coup de rein. Il se stop quelques instants le temps que je m'habitue à sa présence. Mes mains viennent s'agripper à ses fesses pour le pousser contre moi. Il s'enfonce complètement. Il y va lentement, trop lentement. Je bouge mon bassin pour qu'il me pénètre plus. Il ressort tout à fait et se ré enfonce très vite. C'est trop bon. Il va de plus en vite. Ses gémissements résonnent dans ma tête, son souffle sur mes lèvres. Celles-ci qui se touchent à chaque coup de rein. Ses mouvements deviennent sauvages et même brutaux. Je ne peux pas me plaindre, j'adore. Combien de fois j'ai rêvé de ce moment. Combien de fois j'ai voulu qu'il me fasse l'amour. Et là, tout est en train de se passer. Il continue d'entrer en moi à une vitesse environnante. Nos gémissements remplissent toute la salle. Je sens l'orgasme arriver. Je laisse ma tête reposer en arrière. Ses lèvres viennent s'attaquer à ma gorge. En un dernier va et vient, il se libère en moi et se couche sur moi. Il tremble, il essaye de respirer normalement, moi aussi d'ailleurs. Il m'embrasse langoureusement. Nos langues se cherchent, et se trouvent. Nous sommes l'un sur l'autre en sueur. Mon rêve vient de se réaliser.

Moi : Je t'aime, Tom.
Tom : Moi aussi, Bill.




* Fallait que je le place =)


Vous en pensez quoi ? Bon d'accord elle date, mais je l'aimais bien. :)

SUITE CE SOIR.
# Posté le mercredi 26 mars 2008 07:58
Modifié le jeudi 27 mars 2008 06:05

Glaub An Dich.




La rue est sombre, je n'ose pas le regarder et je ne veux pas, je regarde mes pieds et avance, je le suis. Lui aussi, doit être jeune, je ne comprend pas, il pourrait avoir tout ce qu'il veut et il vient se prendre un prostitué, enfin une comme il le croit. Nous entrons dans un bâtiment, plongé dans le noir. Je ne vois plus rien, j'ai peur de me prendre un mur, je met un pied devant l'autre et pose ma main sur le mur. Je sens alors son souffle contre mon visage, sa main glisse le long de mon bras et prend la mienne. Ses lèvres ne m'ont toujours pas touché. Ses doigts glissent sur ma bouche, puis descend sur mon torse, il s'arrête au niveau de ma ... poitrine ? Merde, il croit que je suis une fille. Je repousse ses mains mais il insiste et caresse toujours mon torse, il approche une nouvelle fois ses lèvres de mon oreille. " Il y a une première fois à tout ", je pense que ça veut tout dire, il ne l'a jamais fait avec un gars. Lui donner le plus plaisir, cette phrase résonne dans ma tête et c'est alors que je prend les initiatives. Je le pousse pour le plaquer contre le mur de derrière et passe mes mains sous son t-shirt, je le caresse doucement pendant que mes lèvres s'attaquent à son cou. Je lui dépose quelques baisers et remonte vers son lobe que je mords. Ses mains agrippent mes fesses et profite de ce geste pour coller mon corps au sien. On ne s'est toujours pas embrassé et je crois que c'est mieux comme, ça. Je fais de léger vas et vient contre lui et il gémit. Bizarrement, je prend beaucoup de plaisir à le toucher et je ne sais pas pourquoi. C'est la première fois, que j'en ai envie autant que le client. Il inverse les rôles, je frissonne, nous sommes toujours près de la porte d'entrée, complètement dans le noir. Il me prend par le bras et se met à courir. Nous entrons dans une pièce, et sans attendre, il me retire mon sweat et mon t-shirt. Il me caresse encore et encore et je sens toujours ce désir monter en moi rien qu'avec le contact de ses mains sur ma peau. Mes gémissements sortent d'eux mêmes et se mélangent aux siens. Il s'éloigne, allume la lumière et se retourne vers moi. Ma bouche s'ouvre en grand et mes mains commencent à trembler.

- B...Bi...BILL ?

Je baisse simplement la tête, et me laisse glisser contre le mur. Encore une fois, je laisse mes larmes dominées le reste. Je plonge ma tête dans mes mains et j'essaye de respirer malgré mes sanglots de plus en plus fort. Pourquoi a t-il fallut qu'il vienne ici, que ce soit moi qu'il ai choisi ? Tout me retombera toujours dessus.

- Dis moi que ce n'est pas vrai ! Qu'est ce que tu fais là, bordel ?
- Je ... Je suis désolé, Tom. Vraiment désolé.

Je peux pas rester là, à le regarder, je me relève essuies mes larmes et passe à coter de lui. Je fuis, encore.

Point de vue de Tom.


Bordel ! Mais qu'est ce qu'il fait là, pourquoi il fait ça, putain POURQUOI ?! Je venais juste pour l'oublier, je voulais que tout ça s'arrête. Je l'ai encore laissé partir, sans rien faire. Je n'ai même rien vu, dans la rue, je n'ai rien vu ! Je l'ai embrassé, je l'ai caressé, il m'a touché et j'ai eu du plaisir par ces gestes. J'ai aimé être touché par mon frère et c'est moi qui lui ai dit que c'était un monstre parce qu'il m'aimait plus que comme un frère. Et là, il doit se sentir mal parce que d'une certaine façon, je l'ai de nouveau repoussé, pas avec mes gestes, mais avec mon regard. Je ne peux pas le laisser comme ça, plus maintenant. Je pars en courant, je sors du bâtiment et cours, je donne tout ce que j'ai. Je ne sais pas dans quelle direction il est allé mais ça ne m'empêche pas d'aller le plus vite que je peux. Je parcours de rue en rue, il est introuvable. Je me dirige vers le parc et le cherche, je ne vois rien, mais j'écoute. J'approche de l'étang, la lune reflète les arbres, ainsi que celui auquel il est adossé. Je l'entend renifler, je m'approche doucement pour ne pas qu'il parte. J'avance doucement vers lui et ma place devant lui. Il lève la tête et me regarde. Il se met debout, et commence à partir. Par réflexe, j'attrape son bras, le retourne et le prend dans mes bras. Sa tête dans mon cou, je le serre de plus en plus fort. Ses mains viennent s'agripper à mon pull et il se rapproche encore de moi. Notre étreinte est tellement forte qu'elle nous coupe presque la respiration, mais je m'en fou. Je n'ai jamais été aussi si bien qu'à cet instant. J'ai l'impression que tout s'envole, qu'il ne reste plus que nous. Comment j'ai pu me passer de ça durant trois longues années ? Je me suis privé moi même de l'amour de mon jumeau. Plus rien ne compte à par lui, je l'aime à un point inimaginable. Je veux pas le lâcher, pas maintenant.

- Reste avec moi, Bill.


Imagine un peu nos vies sans tout ça
C'est pour ça, remercions Dieu pour tout ça
Pardon pour les jours où j'me plains
Les jours où je ne vois que moi, mon nez et pas plus loin
Pardon pour toutes ces fois où j'ai grossi mes problèmes
Pour toutes ces fois où j'ai fais tourner le monde sur moi même



Soprano & Blacko * Ferme les yeux, imagine toi





________________________________________________________________


Alors ? :) Tom en avait mit du temps, n'est ce pas ? Je suis désolée, je viens seulement de le terminer car je regardais La Deux x) Spécial Tokio Hotel. Ma mère qui me dit lorsque le clip de Spring Nicht passait, " J'aime encore bien cette chanson ". Puis elle me faisait ses petites réflexions sur les cheveux de Bill x) Et moi à fond dedans, assise par terre devant la t.v -_-' J'ai trop mal au cul maintenant mais bon. En plus, trop dégoutée, ils avaient dit que c'était jusque 22h ! Bref. J'espère que ça vous plait toujours ! =) Suite certainement demain soir.


450 - 500
# Posté le jeudi 27 mars 2008 12:32
Modifié le samedi 29 mars 2008 08:18

Glaub An Dich.





Cette chaleur, que lui seul apporte m'avait tellement manqué, c'est si bon de le sentir contre moi. Ses bras se serrent encore autour de mon cou et mes mains agrippent son t-shirt d'une manière à ce que je ne le lâche pas. Je ne pourrais plus me passer de son odeur à partir de maintenant. Tout est tellement parfait, je ne veux plus bouger, je voudrais juste rester ici avec lui pour toujours. Il y a tant de chose que je voudrais, mais que je n'aurai jamais. Il me prononce cette simple phrase qui est peu être banale mais qui pour moi réchauffe mon c½ur en entier. Il ne sait pas le bien que ça me fait de l'entendre me dire que je dois rester avec lui. Il enlève ses bras et me regarde. Ses doigts passent sur mes joues et essuies le reste des larmes qui ont coulées plus tôt. Ils les glissent sur mes paupières, sur mon nez, sur mes lèvres et caressent ma gorge. J'ouvre les yeux et les plongent dans les siens. Vous avez déjà eu cette sensation lorsqu'un seul être peut vous réchauffer juste en posant sa main sur votre épaule ou quand il vous frôle ?! Moi, ce contact, je ne l'avais plus ressenti depuis trois ans malgré que Gustav m'ai prit dans ses bras, la sensation était toujours différent et Lui* seul pouvait me faire ressentir ce genre de chose. Ses yeux son humide et il me fixe toujours. Il ouvre la bouche puis la referme de temps en temps sans laisser un son sortir.

- Depuis quand, Bill ?

Je le savais, il allait bien finir par me poser cette question. Et il en a certainement d'autre.

- D...Deux jours.
- Combien ?
- Combien de quoi ?
- Combien de personnes sont venus te voir ?
- S'il te plait Tom ...

Il ferme les yeux et expire bruyamment. Il laisse tomber. Je ne peux pas lui dire le nombre de client que j'ai eu, c'est impossible. Pourquoi ? Parce que j'ai honte, honte de moi, de eux, de tout. Je ne peux même plus le regarder en face, j'ai failli le faire avec lui alors que trois années auparavant, il ... il m'a repoussé. Bien que je ne voulais pas faire quoi que ce soit avec lui, je voulais juste lui dire ce que je ressentais et ce que je ressens toujours d'ailleurs. Et pourtant vous savez, même si il me posait la question, je ne le lui dirai plus. Même si mes sentiments sont bel et bien là, je ne veux plus le perdre et je ne veux plus qu'il ai se regard de d'égout envers moi.

- Je ...
- Je suis désolé, Bill. J'ai été con, j'ai pris en compte que mes sentiments et pas les tiens, je t'ai repoussé alors que tu ne m'avais rien demandé, tu m'avais juste dis que tu m'aimais. Mais ... ça m'a fait peur, j'avais peur que notre relation ne soit plus la même. Je suis tellement désolé, tu ne sais même pas à quel point je m'en veux. Je suis un pauvre connard, qui ne mérite pas que tu sois là, devant moi. Tu as traversé des choses que je n'aurais jamais imaginé et je n'étais pas là ! Je n'étais pas là pour te protéger alors que tu avais besoin de moi. C'est pas ça un frère, un jumeau. J'aurais du être là lorsqu'ils t'ont ... Pardon je voulais pas, pardonne moi, Bill. Je voudrais juste que tout redevienne comme avant. Qu'on redevienne nous, tu te rappelle d'avant ? Tous ces moments où nous dormions dans le jardin pour voir les étoiles et pour voir le soleil se lever le matin. Lorsqu'on disait nos phrases en même temps, lorsqu'on se chamaillait pour une connerie. Tous ces souvenirs me manque, je voudrais revenir en arrière, à l'époque de nos 13 ans. Je t'aime et je t'aimerais toujours, Bill même si toi, tu ...tu éprouves quelque chose d'autre envers moi. Maintenant que tu es dans mes bras, je ne veux plus que tu partes. Je veux te garder rien que pour moi. Je suis égoïste mais je m'en fou, tu es tout pour moi et je supporterais pas qu'on te refasse à nouveau du mal parce que si ce jour est proche, je serais là, à tes côtés. Tu es moi et je suis toi. Je suis qu'un monstre, comment j'ai pu te mettre dehors le jour ou tu es venir me voir parce que tu avais besoin de moi, comment j'ai pu par ma volonté t'envoyer loin de moi pendant ces trois longues années ? Dis moi ... Putain Bill, tu ne te rend pas compte à quel point je t'aime. Il n'y a pas une minute ou je n'ai pas pensé à toi. Tu dois te dire que je mens car je ne suis pas venu te chercher plus tôt, et je te comprends, c'est juste que je n'osais pas. Je n'arrivais pas à admettre que sans toi, je ne suis rien. Pardon ...

Putain ... Tout ce qu'il me dit là c'est ... Magnifique. Je pleure et lui aussi, il n'ose pas me regarder. Mon c½ur bas tellement vite, j'ai envie de courir partout avec lui, de lui sauter dans les bras, je suis sur que maintenant, j'aurai même la force de voler si je le voulais. Je sais, je suis ridicule mais heureux à en crever. J'ai l'impression que la partie de mon c½ur qui manquait vient de se recoller. Je relève son visage, de sorte à ce qu'il me regarde et passe ma main sur sa joue, à ce contact, ses paupières se ferment et il respire très fort. Ma main glisse maintenant sur son c½ur ou je peux sentir ses battements. Je prend sa main et la pause sur le mien. Je lui d'une voix sur et calme.

- Je t'aime, Tom.


Ce sont ces moments là, les plus important. Ceux qui nous donnent la volonté de nous battre contre la réalité. Ceux qui nous donnent la force de continuer dans les moments les plus dur. Sans eux, nous n'y arriverions pas.



Ich Höre Wenn Du Leise Schreist
Spüre Jeden Atemzug Von Dir
Und Auch Wenn Das Schicksal Uns Zerreisst
Egal Was Danach Kommt, Das Teilen Wir

Ich Will Da Nicht Allein Sein
Lass Uns Gemeinsam
In Die Nacht
Irgendwann Wird Es Zeit Sein
Lass Uns Gemeinsam

Du Bist Alles Was Ich Bin
Und Alles Was Durch Meine Adern Fliesst



Tokio Hotel * In Die Nacht



__________________________________________________________________


Wow, vous savez quoi ? J'ai pleuré comme une grosse gamine de deux ans en écrivant ce chapitre. Surtout sur les paroles de Tom. Bon, ok, ça peut paraitre con de pleurer pour nos propres phrases mais c'est pas grave. Je vous jure, ça m'a trop fait bizarre. =( J'espère qu'il vous plaira beaucoup beaucoup ! N'oubliez pas de me donner vos avis et d'aller me noter sur Annuaire-Fiction-Yaoi !! Merci beaucoup pour tout vos commentaires ! (L) Une suite bientôt ^^

550 - 600
# Posté le vendredi 28 mars 2008 17:10
Modifié le samedi 29 mars 2008 15:30

Glaub An Dich.



Point de vue de Tom.


Il est là, à la maison avec moi, dans ma chambre, comme avant. Il est assis sur le bord du lit et frotte ses mains contre ses cuisses, il ne semble pas à l'aise. Il regarde un peu partout et ses yeux se dépose sur le tableau où se trouvent toutes les photos de mes conquêtes de cet été. [One Tree Hill ><]. Il faut dire, que j'en ai eu beaucoup cette fois là. Il se lève et s'approche de celui-ci en le montrant du doigt.

- Tes petites amies ?
- Hum, pas forcément petites amies, mais avec qui j'ai pris du bon temps, on va dire.
- Ah ...

Il contourne mon lit et s'approche de ma table de nuit. Sur celle-ci est déposé la boite qu'il m'avait envoyé le jour de mon anniversaire. Toutes les photos qui étaient à l'intérieur, je les ai déchirées, sur un coup de tête sans doute. Je voulais encore lui faire du mal, voilà ce qui m'a poussé à faire ça. Il l'a prend dans ses mains et " caresse " le dessus avant d'ouvrir le haut. Je le vois de dos et sa tête est baissée. Il l'a ferme et là pose à l'endroit d'origine. Il se lève et se tourne vers moi, les yeux humides. Il y tenait à ces photos, il les gardait depuis tellement de temps et j'ai tout détruis en quelques secondes. Il s'approche de la fenêtre et regarde en bas, comme pour voir si les morceaux de chacune d'entre-elles sont encore là.

- Je suis désolé.

Il se penche encore plus par la fenêtre et respire un bon coup.

- Oh tu sais, ce n'est pas pire que de voir la scène se dérouler sous ses yeux.
- Je ... je sais que tu y tenais à ces photos et je ne sais pas ce qu'il m'a prit. Du fait que tu étais venu me voir et que j'étais encore impuissant m'a mis hors de moi et je voulais ... te faire plus de mal que tu m'en avais fais.
- Moi ? Je t'ai fais du mal, Tom ?
- Non enfin si, quand tu étais venu, c'était pareil, j'avais envie de te prendre dans mes bras, mais je ne pouvais pas. Parce qu'en faisant ce geste, ça voulait dire que je te pardonnais de m'avoir dis ce que tu ressentais. Je n'étais pas près.
- Ecoutes, Tom. Ces paroles, oublies les, je n'aurais pas du. Même si mes sentiments là dessus non pas changer, efface ça de ta mémoire, s'il te plait.
- Non.
- Pourquoi ? La seule chose que je veux, c'est que tout redevienne comme avant.
- Parce que je ne pourrais pas, Bill. Tu ne te rend pas compte que ...
- Que quoi ?
- Rien, laisse tomber. Je vais appeler Georg et Gustav.

Point de vue de Bill.


Pourquoi il ne peut oublier ? Qu'est ce que ça changera de toute façon, il ne m'aime pas de la même façon alors pourquoi il refuse d'oublier, d'effacer, ces paroles. Je l'entends appeler Georg et Gustav, il est parti dans le couloir mais je peux quand même percevoir ce qu'il dit. " Je l'ai trouvé. Vous venez ? Je ne peux pas rester seul à seul avec lui car ... Oui ok on vous attend. " Il ne peut pas rester seul avec moi ? Qu'est ce que ça veut dire ? Il a peur que je lui saute dessus ou quoi ? Mais putain, il n'a toujours pas compris que pour moi la chose la plus importante, c'est lui, mon frère et que je l'aime comme tel ? Il rentre dans la chambre, pose son portable sur son bureau et me prend par la main. Je m'arrête quelques instants devant " ma chambre " et continue le chemin qu'il a tracé. Nous descendons dans le salon. Il lâche ma main et part dans la cuisine en me demandant si je veux quelque chose à boire. Je lui réponds que je n'ai pas soif. Je voudrais juste prendre une douche, je me sens mal, pas sale, mais mal. Parce qu'il m'a touché et jamais, je n'avais imaginé que ce moment que j'avais espéré dans centaines de fois, allait se réaliser. Il revient avec une canette de coca qu'il porte à sa bouche. Une goûte lui échappe et je suis le trajet de celle-ci qui descend sur son menton, sur son cou et qui finit par s'écraser sur le col de son t-shirt.

- J...je enfin euh, je peux prendre une douche, s'il te plait ?
- Oh oui, pardon. Fais comme chez toi. Merde hum ...
- T'inquiète pas, j'essayerai d'en faire autant ...
- Oui ...

Je monte à nouveau à l'étage et entre dans la salle de bain, qui n'a pas changé, elle. Comme à mon habitude, j'allume la douche pour que la chaleur envahisse la pièce. Je déboutonne mon pantalon et le fait glisser sur mes jambes, j'enlève difficilement mon pull et mon t-shirt à cause des bleus qui parcourent mes bras et mon torse. Je ne sais pas si c'était une bonne idée de partir cette nuit alors que je viens de commencer et ils m'ont bien dis que pour aucun prétexte je devais m'éloigner de cette rue. Une fois le travail commencer, il est difficile d'en échapper. Je me démaquille et entre dans la douche prenant soin de bien fermer la porte de celle-ci. Non, je n'ai rien oublié. Je n'ai pas oublié qu'elle ne se fermait pas bien et que chaque jours, l'eau coulait par terre. Je me savonne partout, lave mes cheveux et enlève le reste de maquillage qui n'est pas parti plus tôt. Dix minutes plus tard, ayant profiter de l'eau chaude qui coulait sur mon corps, je sors et met une serviette autour de mes hanches. Merde, je n'avais pas prévu ça, mes vêtements ne sont plus dans un état convenable. J'ouvre la porte de la salle et timidement je lance un " Tom, viens s'il te plait ". J'entend alors des pas se précipiter dans la cage d'escalier et je le voix apparaître éssoufflé, devant moi. Il me regarde de haut en bas et s'arrête sur mon torse, il ne bouge plus. Hypnotisé ou quoi ? gêné, je lui dis,

- En fait, je, tu pourrais me prêter des vêtements ?
- ...
- Tom ?
- Oui ?
- Tu as des vêtements pour moi, s'il te plait ?
- Ha euh, oui ! Attend moi là, bouge pas, je reviens, deux secondes, hein.

Non, je ne partirai pas.

- Voilà, change toi et rejoins-nous en bas.

J'enfile son t-shirt, qui sens son odeur d'ailleurs, et son pantalon. C'est chou, il a essayé de prendre les plus petit qu'il avait. Bien que son t-shirt soit encore beaucoup trop grand pour moi, je m'y sens bien. Je sors de la salle de bain et me dirige vers le salon. Des voix retentissent, ce ne sont pas celle de Georg et de Gustav. Non je ne pense pas que ce soit eux, je n'espère pas. Je m'approche encore un peu et là, leur voix. Ils sont là. Je met un pied dans le salon et ils se retournent tous vers moi. Tom, Georg, Gustav et ...

- Bill !

Non, je ne veux pas, c'est trop tôt, je ne peux pas les regarder comme si rien ne s'était passé. Ils ne peuvent pas réapparaître comme ça dans ma vie. Mes parents m'ont oubliés.



_________________________________________________________

Joyeux Anniversaire Georg !

21 Ans, ça se fête ! =)

Si je pouvais, je t'offrirais un super méga géant gâteau juste pour toi, (Et moi aussi =D), mais, non ><'


<3
# Posté le samedi 29 mars 2008 20:05
Modifié le mercredi 02 avril 2008 16:38