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Glaub An Dich.


Tout est réglé, je peux m'en aller aujourd'hui. Hier j'ai passé ma dernière soirée avec Alex, il m'a aidé à faire mes valises et nous avons discuté de ma situation. Lui, il sait tout. Par contre, je ne sais pas où je vais loger, je vais devoir trouver un job rapidement si je ne veux pas dormir dans la rue le reste de ma vie. Je suis heureux de partir car honnêtement, je n'en peux plus. Je me dirige d'un pas lent vert le bureau, traînant derrière moi mes valises. Je dépose un dernier papier et je sors, en étant libre. Il est déjà 20h et je ne sais pas par où aller. Sachant que la maison est à une centaine de kilomètres d'ici, je n'ai plus qu'à prendre le train. Je longe une rivière, regardant de tant à autre mon reflet. Je suis ce genre de garçon, celui qu'on regarde de haut parce qu'il ose se différencier des autres, celui qui n'a pas peur du changement, celui qu'on prend pour une fille. Mais moi, je m'en fou complètement, parce que je suis comme je suis et comme je veux l'être. Grand, très mince, bon ça, je ne le voulais pas mais même en mangeant, je n'arrive pas à prendre un kilo ! Je m'habille avec des pantalons assez moulant et provocant parait-il, moi je ne trouve pas. Mes cheveux sont longs, noir et ébouriffés avec quelques mèches blanches par dessus. J'ai les traits fins, c'est ce qui provoque les malentendus avec certaines personnes. A l'école, tout le monde se moquait de moi par rapport à mon physique, ils disaient que j'étais squelettique et que je faisais peur. Malheureusement, encore aujourd'hui, rien n'a changé. Je marche, je sens doucement la même peur qui m'envahit lorsqu'ils arrivaient. Mon c½ur s'accélère. Comme il y a trois ans, je sens le danger arriver. J'entre dans le sombre tunnel de la gare, je n'aime pas cette sensation. Je m'apprête à retrouvé le jour lorsque des mains m'attirent brusquement en arrière. Je tombe lourdement sur le sol, je regarde ce qui ce passe et je vois une bande qui m'entoure. Mes valises complètement ouvertes. C'est dans ces moments là que j'aurais aimé avoir un frère pour me protéger.

- Et bien ma belle, tu es perdue ?
- Tu ne devrais pas rester seule durant la nuit.
- Personne ne t'a dit qu'il y avait des personnes étranges dans ce quartier ?
- Je ...je suis un gars, s'il v-vous plait, laissé moi.
- Un gars ? Une petite tapette alors ? La raison de ta balade nocturne.
- Je pense qu'on va pouvoir te faire ce que tu attends !
- Non ! Je...m'en vais, je ne suis pas ho...homosexuelle !
- Non non, tu restes ici, toi !

Un des garçons me relève et me plaque contre le mur. Deux autres tiennent mes bras vers le haut. Je n'arrive plus à bouger, mes jambes trembles, je voudrais me laisser glisser sur le sol mais je ne peux pas. Mon c½ur me fait mal, car encore une fois, j'ai besoin de lui et il n'est pas là. Leurs mains qui me touchent me donne la nausée. Je crie, j'hurle mais ils m'en empêchent. La douleur de son poing dans mon ventre m'affaiblis encore plus. Je tombe. Leurs pieds trouvent refuge dans mes côtes, dans mon visage. Mes larmes coulent et se mêlent au sang qui s'échappe de ma lèvre inférieur.
L'un d'eux me crie un " Lève toi ! ", je n'y arrive pas. Je ne sens plus rien, j'ai l'impression que tout est brisé à l'intérieur de moi, je me sens mal. Me tirant par les cheveux, il me force à me relever. Chacun à leur tour m'arrache un de mes vêtements.
J'entend un simple " Jo, je te le laisse. " puis, quelque chose d'indescriptible. J'ai l'impression qu'on me déchire de l'intérieur, je n'ai jamais ressenti une telle douleur. C'est pire que tout. Il se colle encore plus à moi et devient sauvage et brute. Je suis plaqué contre ce mur froid du tunnel de la gare. Un endroit que tout le monde fréquent chaque jour et qui est sans doute sans danger, mais pas pour moi. Ça devait sûrement être écrit quelque part, qu'un jour je me ferais violer et anéanti. Si quelqu'un me demandait là maintenant ce que je désirerais le plus, je dirais sans hésitation, mourir, car je m'en rends compte aujourd'hui que je n'ai plus ma place dans ce monde. Un dernier coup de rein, un dernier coup de poing et il part " Les gars comme toi, ne mérite même pas de vivre. ". Mon corps nu, frêle et fragile glisse le long du mur, s'étalant de tout son long, flottant dans du sang, mon sang. Je n'arrive même plus à pleurer, mes larmes on sécher, comme tout le reste certainement. Ils m'ont tout pris. Mes valises, mon corps et surtout ma première fois. Et c'est comme ça que je m'endors, avec pour seule pensée, un ange, un ange qui aurait du être là.

I Feel So alive, Though Part Of Me Is Gone,
And This Life I Lead, Is The Life That I've Dreamed Of
Since I Was The Age Of Twelve
Now I'll Sing With All This Is Within Me
After Thirty-Six Days On The Road





Son * Hawk Nelson - 36 Days


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Voilà la suite.

Merci beaucoup aux personnes qui ont déjà mis tous ces commentaires.
Ils me font vraiment plaisir ! Je m'attendais pas du tout à devoir poster la suite le lendemain.
J'espère que ça vous plait toujours. =) Lorsque je met " suite dans 20 commentaires " et qu'elle ne vient pas tout de suite, c'est normal parce que si c'est rapide il faut que je trouve vite le temps de l'écrire mais j'essayerai de me dépêcher. En tout cas, un grand merci à toutes !! Bisous. Et n'oubliez pas de me noter ici =D



La suite dans 25 commentaires.
# Posté le lundi 10 mars 2008 15:15
Modifié le mardi 11 mars 2008 14:54

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